Mahambo

Quand on monte de Tamatave (Toamasina) vers le nord, en passant par Foulpointe (Mahavelona), une grosse pancarte en béton la signale bien nettement : vous arrivez dans la « COMMUNE RURALE DE MAHAMBO », après 85 km d’une N5 parfois pénible pour les voitures et les taxis-brousse, car les trous sont légion, même si la route est droite pour l’essentiel du trajet.

Plaque à l'entrée de Mahambo
Plaque à l'entrée de Mahambo
Le cadre à La Pirogue
Le cadre à La Pirogue

Le plus chic des établissements de Mahambo est sans conteste LA PIROGUE, un paradis il est vrai, bien changé par rapport à ce que nous avons découvert en 2004. Le prix n’est cependant plus aussi doux qu’à l’époque où on était hébergés confortablement, dans une chambre artistiquement décorée, pour une quinzaine d’euros. Actuellement, vous pouvez même louer toute une suite luxueuse pour une centaine d’euros par nuit. Le patron est français et nous honore de son amitié : Bernard Lallemand a mis tout son cœur et ses énergies pour faire de l’endroit un havre de paix et de luxe. Sa passion pour les belles choses l’a poussé à soigner particulièrement le décor des chambres et des salles destinées à ses clients ; cela confine au musée de sculptures et d’objets divers d’artisanat malgache, toujours de bon goût.

D’autres établissements moins prestigieux vous accueilleront pour un prix très raisonnable : nous vous conseillons surtout, si votre budget est limité, YLANG YLANG et ses bungalows proches de la plage. C’est un couple d’amis qui gère la maison. Fara et Faly vous accueilleront chaleureusement si vous leur dites que vous venez chez eux après avoir lu ce que Christiane et Paul ont écrit sur leur site ! Tél. +261331404186 ou, de préférence +261337665996.

Ylang Ylang à Mahambo

La plage que nous préférons, de loin, est celle qui se trouve à la hauteur de chez Raoul, entrepreneur qui construit un très beau village de vacances. L'eau de cette baie est calme, propre, et la baignade… sûre, à cause de la barrière de corail qui maintient les requins à distance ; sur la gauche, on aperçoit des rochers érodés qui s'avancent vers le large et ajoutent au charme du lieu... N'hésitez pas à faire la connaissance de mon ami Raoul, qui fait table d'hôte sur demande (je vous recommande chaudement la cuisine de Santa !) et loue des bungalows : il habite entre le terrain de football du village et la plage.

A la Pirogue avec Jeanne et Stéphanie

Dès notre premier voyage, nous avons aussi fait connaissance avec les habitants d’un hameau sur la route de Vavatenina, à 2 km du carrefour d’Antsikafoka : Sahamalany. Les deux filles aînées de la famille de Raymond et Juliette, Neny et Posy, Cynthia étant trop petite, nous apportaient des champignons et nous indiquaient où nous pouvions en photographier. A chaque séjour, nous avons revu cette famille avec laquelle nous avons initié des relations amicales, en leur apportant des vêtements, puis en finançant une nouvelle demeure (la leur était totalement pourrie et prête à s’écrouler) et l’opération, en mai 2008, du papa dont la santé nécessitait une intervention chirurgicale à l’hôpital de Fénérive. Depuis, la famille s’est agrandie d’un garçon, Héry, qui fait évidemment la fierté de son papa ! A chaque séjour, mon arrivée dans cette famille est ponctuée par le traditionnel café (des caféiers de leur jardin !), et je reçois un ananas ou des grenadelles, nom là-bas des fruits de la passion avec lesquels je fais de la confiture pour ramener au pays… Depuis longtemps, la petite Posy est hébergée chez Fara et Faly : elle préfère son vrai nom Chantal et allait au lycée de Fénérive avec Felana, l'aînée de fara et Faly. Elle est à présent à l'école d'infirmières de Tamatave. Quant à sa sœur Neny, qui s'appelle désormais Thonia, elle a été élève au CEG de Mahambo et pensionnaire au campus MITSINJO : vous verrez quelle splendide adolescente elle était devenue, en photo dans notre compte rendu de mai-juin 2014. En 2018, elle a eu un bébé, Kendjo, qui se porte à merveille.

La famille de Sahamalany, avec d'autres enfants du hameau

Il est très possible de faire l’essentiel de son marché quotidien à Mahambo : les épiceries de Dérice (à la sortie du village vers Foulpointe) et de Dimla sont les mieux achalandées, avec beaucoup de denrées en vrac ; cette dernière est fort visible avec son pignon rouge THB et très bien située en face de la halle où on peut acheter les principaux légumes (tomates, oignons, pommes de terre, carottes, haricots verts, choux) et fruits de saison, de la viande pratiquement chaque jour (y compris du porc !), du poisson tous les jours. Pour celui-ci, spécialité locale puisque nous sommes au bord de l’Océan Indien, des femmes vendent de beaux poissons enfilés sur une corde, par lots, près du pont le long de la route vers Fénérive à l’extrême sortie du village… En s’arrangeant avec un pêcheur, on peut parfois avoir des langoustes ou des camarons, si la pêche a été bonne. C'est à la boutique de Rentina que nous achetons le pain (500 Ar. la petite baguette), et une petite "boutique" nous fournit l'essence en bouteilles en plastique (un peu plus cher qu'à la pompe à Fénérive, évidemment). Pour pouvoir acheter des marchandises moins usuelles, on prendra le taxi-brousse pour Fénérive (à 15 km, pour moins d’un euro) ou Tamatave (à 85 km : compter un peu plus de deux heures et un peu plus de 2 euros), où la plupart des produits occidentaux peuvent être trouvés dans une grande surface (Score et Shoprite). Il faut aussi mentionner le marché local des mardis et jeudis, qui se tient au centre du village.

La halle et le marché de Mahambo

La vie à Mahambo est paisible : pas d’insécurité au milieu d’une population bienveillante et souriante. Il est assez facile d’entrer en contact : jamais les autochtones ne s’offusqueront de ce que vous vous avanciez vers eux pour faire connaissance. C’est en tout cas l’endroit par excellence où vous prendrez quelques jours de repos au milieu d’un trip vers l’Est. Pourquoi pas dans ma maison ?

Descriptif et renseignements pour la maison « OLATRA » de MAHAMBO

La maison depuis la RN5
L'ancienne Olatra, avec le scooter rouge
Le jardin à l'avant
Le jardin des débuts, soigné par Donald

Pièces d’habitation (cf. plan ci-dessous) : les photos ont été prises avant l'incendie survenu début décembre 2014 (voir le "journal de bord"), mais le descriptif tient compte de la reconstruction :

- un living avec cuisine attenante (robinet eau froide, gaz 2 becs, plan de travail, étagère murale). Eau (non potable pour les vazaha, par prudence) pour le sanitaire, disponible par la distribution communale, avec compteur, et « château d’eau » de réserve, en cas de coupure, sous le toit. Pour de l'eau à boire, ou bien on achète des bouteilles d'un litre et demi d'Eau Vive chère (0,60 € la bout.), ou bien on va derrière la mairie, près des grandes antennes pour la téléphonie, chercher des bidons de 20 L de "rano tsara" (bonne eau), qui a au moins aussi bon goût et est parfaitement potable, tout en ne coûtant que 600 Ar. ( = 0,15 €) le bidon ! Je ne bois plus que celle-là, qui ne m'a jamais incommodé. Depuis 2018, la production est à l'arrête (pourquoi ?) et il faut se fournir à Fénérive, ce qui est bien moins commode ! 

- au rez, deux chambres avec lits doubles avec moustiquaires à baldaquin, dont une avec terrasse privative ; salle de bain (WC à l’européenne avec chasse, évier avec miroir, douche, étagère)

- au-dessus de l’escalier qui part du living, mezzanine (sous la charpente du toit) et grande chambre fermée avec un lit double pourvu aussi d'une moustiquaire. Possibilité d'ajouter éventuellement des lits (s'arranger avec Fara).

- terrasse très agréable tout autour de la maison, sauf au niveau des deux fenêtres des chambres du rez, pour la sécurité.

la terrasse à l'avant
L'ancienne terrasse (vers la RN) côté ouest...
La terrasse sur le côté
... et côté nord (vers Fénérive)

- la maison est entièrement sur pilotis (à la malgache) de béton, donc très saine. Le toit est typiquement malgache, en ravinala, assurant une excellente protection contre le soleil brûlant.

Equipement actuel (pour 6 personnes) : vaisselle et ustensiles de cuisine, meubles ; grande table, 2 petites tables de terrasse, une douzaine de chaises et plusieurs tabourets, 2 batteries 12V chargées par 2 panneaux photovoltaïques, et 2 convertisseurs 12V-220V pour l’éclairage électrique (ampoules économiques dans les pièces principales et sur la terrasse à l’avant) et la recharge de petits appareils (téléphone, rasoir, etc.). Possibilité d’utilisation d’un ordinateur portable de type notebook ou d'une tablette, pendant les heures de soleil, « en direct ». Lampes solaires portables (à placer au soleil dans le jardin pendant la journée), disponibles chez Faly. Depuis fin 2015 et le renforcement de l'équipement électrique, un petit congélateur sert de frigo : branché de 9 h le matin à 13 h, il permet de profiter de boissons fraîches toute la journée : un luxe !

la cuisine de la maison
Le coin cuisine...
la salle à manger de la maison
... et la grande table du living

Armoire dans le living. Un coffre vert dans la chambre principale est fermé par un cadenas : il contient quelques effets personnels appartenant à Paul. Idem pour un autre coffre, brun, dans la chambre d'amis.

Cagibi débarras entre les 2 chambres servant naguère de « chambre froide » : endroit convenant pour les boissons et quelques réserves de nourriture. Nous conseillons d’apporter un sac isotherme (très léger), qu’on trouve dans les grandes surfaces en Europe pour le transport des congelés. Le fromage en tranches emballées individuellement, du jambon cru dans son conditionnement refermable et le chocolat, y résistent à la chaleur. Dans le "frigo" aussi, bien sûr.

Literie pour les trois lits. Essuies de vaisselle et de toilette, à faire laver avant le départ, par Vavrina, la gardienne qui habite la petite maison dans le fond du jardin. Vous pourrez aussi l'embaucher pour la cuisine : c'est un vrai cordon bleu ! S'arranger avec elle ; un "salaire" de 8.000 Ar./jour est raisonnable.

Situation : en bordure de la RN 5 ; distance de la plage : 1,5 km (+/- 20' à pied)

De l'autre côté de la route : les voisins

En bordure de la N5, près du Collège d’Enseignement Général, à la sortie de l’agglomération de Mahambo vers le nord, à 13,5 km de Fénérive. Beau grand jardin bien entretenu, avec canaux, mare et plantes aquatiques à l'arrière de la maison.

jardin à l'arrière et canaux
Les canaux du jardin, en saison des pluies
l'arrière et la maison du gardien
A l'arrière de la maison, avec la maison du gardien

La RN 5 devant la maison (arrêt des taxis-brousse à cause du chemin vers le CEG, à gauche)

Petit marché au centre du village à moins d’1 km (viande de zébu et de porc, poissons divers, légumes et fruits) et marché plus fourni les matinées du mardi et du jeudi. Epicerie Dimla bien pourvue en produits de première nécessité et boissons, celles-ci, notamment les boissons alcoolises étant plus intéressantes chez Dérice, à droite à la sortie du village en allant vers Foulpointe. Petites épiceries de dépannage : Doris près du coin arrière du terrain, dans le virage le long du chemin vers le CEG, et chez Martha de l'autre côté de la RN5.

L'épicerie de Doris à quelques mètres de Olatra

La plage à Mahambo

Prix demandé : 60.000 Ar./jour ou 15 euros /jour (minimum de 50 euros pour 3 jours) + 1 euro/jour de charge pour le gaz. Tarif dégressif pour séjours de longue durée (plus d'une semaine). Possibilité de louer mon scooter : 40.000 Ar./ jour et caution de 100.000 Ar. Prendre arrangement avec Fara ou Faly, gérants de Ylang-Ylang (tél. 00.261.(0)337665996), dont l’un doit être présent à l’entrée et à la sortie pour la remise des clés et l’état des lieux. Ce sont eux qui perçoivent une caution à l’entrée et le paiement à la sortie. L’argent est destiné entièrement au salaire de la gardienne Vavrina, aux familles malgaches dont Paul s’occupe, aux jeunes du campus Mitsinjo, et à  une juste commission pour Fara et Faly, gérants de la maison. Les plans ci-dessous sont légèrement modifiés, suite à la reconstruction en 2015 : autonomie de la salle de bains et aménagement de l'étage.

Qu’apporter à Mahambo ? Soit parce que ce sont des choses difficiles à trouver, soit parce que ce sont des choses pratiques, soit parce que cela fera grand plaisir aux amis Malgaches…

  • spray antimoustiques
  • une boîte d’antibiotiques (Amoxiclav)
  • thermomètre médical
  • coton tige et cure-dents
  • seringue et aiguille (si besoin d’une piqûre)
  • casquette
  • lampe frontale et une de poche + piles alkalines
  • tongs (claquettes)
  • cachets préventifs de la malaria (Malarone, par exemple)
  • crème solaire + aloe vera (souverain après coup de soleil)
  • rouleau d’essuie-tout (Sopalin)
  • papier d’aluminium
  • tampon Jex
  • sachets de thé
  • Nescafé (tigettes) et capuccino (lait en poudre, en sachets)
  • un bocal de confiture maison (fruits "spéciaux" : myrtilles, abricots, framboises et groseilles rouges)
  • fromage en tranches emballées individuellement
  • fruits secs
  • chocolat